Le traité part de l'affaire Calas pour développer une argumentation plus large en faveur de la tolérance religieuse, dénonçant le fanatisme qui pousse une communauté à condamner un innocent sur la seule base de préjugés confessionnels. Voltaire y déploie toute la rigueur de son raisonnement rationaliste pour démontrer que l'intolérance religieuse, loin de servir la foi, ne fait que produire l'injustice et la cruauté.
Le traité contribue directement à la mobilisation de l'opinion publique en faveur de Calas, dont le procès sera effectivement révisé, aboutissant à sa réhabilitation — l'un des rares cas où l'intervention littéraire d'un écrivain change concrètement le cours d'une affaire judiciaire.
Le texte reste une référence majeure dans l'histoire de la tolérance religieuse et de la liberté de conscience, illustrant la capacité de la littérature engagée à peser directement sur la justice — un modèle d'engagement intellectuel concret qui dépasse la seule spéculation philosophique.