Candide, jeune homme élevé par son précepteur Pangloss dans la conviction inébranlable que tout arrive pour le mieux, est chassé du château où il vivait et traverse une succession rapide et absurde de catastrophes — guerres, naufrages, tremblements de terre, esclavage — qui mettent à l'épreuve, sans jamais totalement l'anéantir, sa foi optimiste. Le conte, mené à un rythme narratif volontairement effréné, culmine sur la formule finale, devenue célèbre, invitant à « cultiver son jardin » plutôt qu'à spéculer sur le sens du monde.
Le conte connaît un succès immédiat et mondial dès sa parution, devenant l'un des textes français les plus traduits et les plus lus de toute l'histoire de la littérature, sa satire rapide et mordante traversant sans effort les frontières et les époques.
La formule finale « il faut cultiver notre jardin » reste l'une des phrases les plus citées de toute la littérature française, résumant une sagesse pragmatique qui privilégie l'action concrète et modeste à la spéculation philosophique abstraite sur le sens du monde.