IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Le K
ŒUVRE N° 1767 — NOUVELLES — ITALIE — 1966

Le K

1966 · Nouvelles · Dino Buzzati
Un recueil de nouvelles fantastiques, dont l'histoire d'un homme poursuivi par un monstre marin.
Pourquoi le lire — Stefano Roi, enfant, aperçoit en mer une créature mystérieuse : le colombre, ou le K. On lui explique que celui que le K choisit est condamné à le voir le suivre toute sa vie. La nouvelle donne son titre à un recueil de cinquante et un récits, parus en 1966, qui comptent parmi les plus aboutis du fantastique italien : angoisse, ironie et poésie y cohabitent en quelques pages.

Contexte d'écriture § 01

  • 1928 Buzzati entre au Corriere della Sera, où il écrit chroniques et reportages.
  • 1958 Il reçoit le prix Strega pour Sessanta racconti, qui l’impose comme nouvelliste.
  • 1966 Le recueil Il colombre e altri cinquanta racconti paraît à Milan, chez Mondadori.
  • 1967 Traduction française de Jacqueline Remillet, publiée chez Robert Laffont sous le titre Le K.

Structure § 02

Le recueil réunit plus de cinquante récits brefs, dont plus de la moitié relèvent du fantastique. Il emprunte son titre à la nouvelle principale, « Le K » (en italien, Il colombre). Chaque texte repose sur une situation simple : un homme, un événement étrange, une conséquence que l’on pressent. Les titres français évoquent cette diversité — La Création, L’Ascenseur — et le lecteur passe de la fable à la scène réaliste, du récit de mer à la satire. La plupart des nouvelles suivent le même principe d’économie : peu de personnages, des phrases courtes et une chute qui renverse le sens de ce qui précède.

Réception § 03

Publié à Milan en 1966, le recueil est traduit en français en 1967 par Jacqueline Remillet, chez Robert Laffont, qui a diffusé l’œuvre de Buzzati en France depuis Le Désert des Tartares. Il est souvent présenté comme l’un des sommets de l’auteur en matière de nouvelle fantastique. La nouvelle « Le K » est aujourd’hui l’un des textes les plus cités de Buzzati, notamment dans les anthologies de fantastique.

Pourquoi il compte encore § 04

Le K reste une excellente introduction à Buzzati nouvelliste : on y trouve ses obsessions — le destin, la peur, le temps qui passe — dans un format bref qui permet de les saisir immédiatement. La nouvelle éponyme, sorte de fable sur la peur de l’inconnu et sur le courage de l’affronter, a la netteté d’un conte. Lue en regard du Désert des Tartares, elle montre deux façons de dire la même inquiétude, l’une longue, l’autre en quelques pages.