Le poème, long de cinq cents vers, se centre sur l'éveil de la conscience de la plus jeune des trois Parques de la mythologie antique, figures traditionnellement associées aux trois étapes de la vie humaine. À travers ce monologue intérieur d'une densité rare, Valéry explore les mécanismes de la conscience naissante, entre sensation, mémoire et raison, dans une langue d'une exigence formelle exceptionnelle qui demande une lecture patiente et attentive.
Le poème connaît un succès immédiat à sa parution, confirmant d'un seul coup la place de Valéry parmi les plus grands poètes de son temps et annonçant le succès des grands poèmes qui suivront, notamment Le Cimetière marin.
Le poème reste considéré par une large majorité de la critique comme le chef-d'œuvre absolu de Valéry, sa densité et sa rigueur formelle continuant d'en faire l'un des textes les plus exigeants et les plus admirés de toute la poésie française du XXe siècle.