Le poème se déploie en vingt-quatre sizains, présentant une méditation métaphysique organisée selon une forme dramatique en quatre mouvements. Depuis le cimetière marin de Sète, sous le soleil méditerranéen, le poète contemplateur oscille entre la tentation d'une immobilité contemplative proche de la mort et l'appel vital du mouvement et de l'action, avant de conclure sur un vers célèbre affirmant la nécessité de « tenter de vivre ».
Le poème s'impose rapidement comme le texte le plus célèbre et le plus étudié de toute l'œuvre de Valéry, sa rigueur formelle et la profondeur de sa méditation continuant d'en faire une référence incontournable de la poésie française du XXe siècle.
Le poème offre l'une des méditations poétiques les plus abouties sur la tension entre contemplation et action, entre l'attrait de l'immobilité et la nécessité de vivre — une réflexion universelle que Valéry finira lui-même par choisir d'inhumer dans le lieu même qu'il avait célébré.