Le texte suit un narrateur éconduit et amer, guidé en songe par l'esprit du mari défunt de la femme qui l'a rejeté, découvrant les vices cachés de celle-ci dans une satire virulente qui tranche radicalement avec la tonalité généreuse du Décaméron. Boccace y déploie une prose d'une violence rhétorique inhabituelle dans son œuvre, le dispositif du songe et du guide surnaturel empruntant à la tradition allégorique médiévale pour mieux la détourner vers une charge d'une noirceur assumée.
Le texte suscite depuis sa parution des lectures contrastées, sa violence envers son sujet féminin ayant longtemps embarrassé les commentateurs soucieux de concilier cette œuvre avec l'image plus généreuse que laisse le Décaméron.
Le texte demeure l'une des œuvres les plus discutées de Boccace, son ambiguïté entre satire sincère et parodie littéraire continuant d'alimenter les débats critiques sur la complexité de son rapport aux femmes et aux conventions littéraires de son temps.