Le roman est divisé en sept chapitres, chacun éclaté en quatre sections numérotées ; chaque section suit une version d'Archibald Ferguson, fils de Stanley et Rose, que des événements, des rencontres et des choix mènent vers des vies différentes. Les quatre Ferguson ont les mêmes parents et la même ville d'origine.
Le cadre est celui de Newark, de New York et de Paris, des années 1950 aux années 1960, avec en toile de fond la guerre du Vietnam, le mouvement des droits civiques, l'assassinat de Kennedy et les émeutes de Newark de 1967. Le principe est celui d'une expérience : montrer ce que le hasard fait à une vie, et ce qu'il laisse intact.
Aux États-Unis, la critique est partagée : Michelle Dean le juge sévèrement dans le Los Angeles Times, alors que David Takami salue dans le Seattle Times un livre « brillamment conçu ». Le livre figure sur la liste des meilleures ventes du New York Times et parmi les finalistes du Man Booker Prize 2017, remporté par George Saunders. La traduction française paraît un an après la parution américaine.
En France, l'accueil est plus enthousiaste : Claire Devarrieux parle d'un roman « vertigineux » et Florence Noiville souligne sa construction sophistiquée et sa forme expérimentale et étonnante.
4 3 2 1 est devenu le roman de la maturité d'Auster, celui qui réunit ses thèmes (la coïncidence, la paternité, l'écriture, les doubles) dans une grande fresque de l'Amérique d'après-guerre. Son principe, simple, lui donne une force de proposition : chaque vie est une possibilité parmi d'autres, et un roman peut les contenir. Le livre convient mieux à un lecteur déjà familier d'Auster, qui y verra comment l'idée de hasard est devenue forme.