Le roman réunit un groupe de vacanciers dans un hôtel isolé de la côte bretonne en fin de saison, où l'arrivée d'un personnage énigmatique, Allan, cristallise autour de lui les désirs et les attentes des autres personnages dans un climat de fascination et de fatalité croissante. Gracq y déploie tout son art de la dérive onirique et de l'attente prolongée, l'intrigue se concentrant moins sur des événements que sur l'atmosphère raréfiée d'un lieu où le temps semble suspendu, préfigurant les grands motifs de son œuvre à venir, notamment Le Rivage des Syrtes.
Le roman confirme la réputation naissante de Gracq comme héritier singulier du surréalisme, sa capacité à faire de l'attente et de l'atmosphère la matière même du récit étant saluée comme l'une des expressions les plus originales du roman français de l'immédiat après-guerre.
Le roman demeure une référence pour comprendre l'art gracquien de l'attente et de l'atmosphère, sa concentration sur un lieu et un climat plutôt que sur une intrigue continuant d'influencer la lecture du roman poétique français contemporain.