Le roman suit une mère française ruinée, veuve enseignante en Indochine, se battant sans relâche pour protéger ses terres agricoles des inondations annuelles du Pacifique contre l'indifférence et la corruption du gouvernement colonial qui lui a vendu ces terres sans valeur. Duras y déploie une critique sociale acérée du système colonial, tout en installant déjà les grands motifs autobiographiques qui traverseront l'ensemble de son œuvre future, la mère autoritaire, l'enfance indochinoise, la pauvreté digne face à l'injustice institutionnelle.
Le roman vaut à Duras une acclamation critique majeure, installant sa réputation littéraire naissante huit ans avant le succès plus considérable encore de Moderato cantabile.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus directement autobiographiques de Duras, sa critique du colonialisme continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites du roman social français de l'après-guerre.