Le recueil rassemble des poèmes qui, pour la première fois dans la poésie américaine, empruntent directement au blues sa structure formelle répétitive et ses inflexions mélancoliques, le poème-titre décrivant un pianiste noir de Lenox Avenue jouant et chantant son blues fatigué tard dans la nuit, jusqu'à l'épuisement et au sommeil. Cette intégration de la musique populaire noire, le blues et le jazz naissant, directement dans la texture du vers plutôt que comme simple sujet extérieur, constitue l'innovation formelle majeure qui distingue durablement Hughes de ses contemporains de la Renaissance de Harlem.
Le recueil installe immédiatement Hughes comme une voix poétique originale et incontournable de la Renaissance de Harlem, son innovation formelle inspirée du blues étant saluée comme une contribution majeure et durable à la poésie américaine du XXe siècle.
The Weary Blues demeure le recueil fondateur d'une tradition poétique qui continue d'irriguer la poésie afro-américaine contemporaine, sa fusion pionnière entre forme poétique et musique populaire noire ayant ouvert une voie durablement empruntée après lui.