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ŒUVRE N° 1423 — POÉSIE — ÉTATS-UNIS — 1921

The Negro Speaks of Rivers

1921 · Poème · Langston Hughes
Son premier poème, devenu hymne du mouvement New Negro.
Pourquoi la lire — Écrit l'été suivant l'obtention de son diplôme de lycée et publié en juin 1921 dans la revue The Crisis, ce poème qui relie l'histoire afro-américaine à l'Euphrate, au Congo, au Nil et au Mississippi devient immédiatement, à dix-huit ans à peine, un hymne du mouvement New Negro et marque le véritable début de la carrière poétique de Hughes.

Contexte d'écriture § 01

  • 1920 Hughes compose ce poème l'été suivant son diplôme de lycée à Cleveland, selon la légende lors d'un trajet en train traversant le Mississippi, qui lui inspire la méditation sur les grands fleuves de l'humanité.
  • Juin 1921 Publie le texte dans The Crisis, magazine officiel de la NAACP, où il attire immédiatement une attention considérable.
  • La reprise par Alain Locke Voit le poème inclus par le philosophe et critique Alain Locke dans son anthologie The New Negro, contribuant à en faire un hymne du mouvement New Negro naissant.

Structure § 02

Le poème, porté par une anaphore solennelle, « J'ai connu des fleuves », relie l'expérience et l'âme du narrateur noir à une succession de grands fleuves de l'histoire humaine, l'Euphrate aux premières aubes du monde, le Congo, le Nil où furent élevées les pyramides, puis le Mississippi, qui a vu Lincoln descendre vers La Nouvelle-Orléans. Cette remontée à travers les civilisations les plus anciennes de l'humanité, loin de tout misérabilisme, inscrit l'histoire afro-américaine dans une profondeur temporelle et une dignité qui dépassent largement l'esclavage pour la relier aux sources mêmes de la civilisation humaine.

Réception § 03

Le poème est immédiatement salué par les traditionalistes noirs qui apprécient son message de dignité et de profondeur historique, devenant l'un des textes fondateurs de la Renaissance de Harlem et l'une des œuvres les plus durablement associées au nom de Hughes.

Pourquoi elle compte encore § 04

The Negro Speaks of Rivers demeure l'un des poèmes les plus emblématiques de la littérature afro-américaine, son vers final, « mon âme s'est approfondie comme les fleuves », gravé sur la tombe de Hughes à Harlem, continuant de résonner comme un hymne à la dignité et à la profondeur historique.