Le poème donne voix, dans un registre d'une indignation lyrique vibrante, aux enfants eux-mêmes qui travaillent dans les mines et les usines, épuisés et privés de l'enfance la plus élémentaire, leurs plaintes s'élevant comme un chœur contre l'indifférence d'une société industrielle qui sacrifie ses plus jeunes membres à la productivité économique. Cette mise en voix directe de la souffrance enfantine, portée par un rythme incantatoire qui mime le pleur même des enfants exploités, inscrit le poème dans une tradition de poésie sociale engagée qui refuse de dissocier l'art de l'engagement politique.
Le poème suscite une large attention publique et contribue au débat sur la réforme du travail des enfants en Angleterre, démontrant la capacité de la poésie victorienne à peser directement sur les grandes questions sociales de son temps.
The Cry of the Children demeure un témoignage marquant de la poésie sociale engagée de l'époque victorienne, sa dénonciation vibrante de l'exploitation enfantine continuant d'être étudiée comme un exemple de l'efficacité de la poésie comme instrument de conscience sociale.