Dick Diver, psychiatre brillant et séduisant, épouse Nicole, l'une de ses propres patientes issue d'une famille fortunée, et le couple mène sur la Côte d'Azur une existence glamour qui dissimule mal une lente désagrégation psychologique et morale. Le roman, à la construction volontairement disjointe, dresse le portrait du déclin de quelques Américains fascinants en Europe, mêlant intimement la propre expérience de Fitzgerald avec la maladie mentale de Zelda à une réflexion plus large sur le déclin d'une génération entière.
Le roman échoue commercialement à sa parution, le public de la Grande Dépression n'étant plus intéressé par les récits de fêtes du Jazz Age, mais sera réévalué positivement par la critique dans les décennies suivantes, notamment après une édition révisée publiée en 1951.
Le roman offre l'un des portraits les plus intimement autobiographiques de la déchéance d'un couple, la maladie de Nicole faisant directement écho à celle de Zelda — un texte d'une sincérité douloureuse qui compte aujourd'hui parmi les classiques du modernisme américain.