L'essai décrit, avec une lucidité et une franchise rares pour l'époque, l'effondrement physique et spirituel que traverse Fitzgerald à la mi-trentaine, après des années de succès précoce suivies d'un déclin personnel et professionnel douloureux. Le texte, dépourvu de toute complaisance envers lui-même, offre une confession directe des ravages de l'alcoolisme, des difficultés financières et de l'épuisement moral d'un écrivain qui se sent avoir perdu le contrôle de sa propre vie.
L'essai surprend et parfois choque à sa parution par sa franchise inhabituelle sur la déchéance personnelle d'un écrivain encore vivant, mais s'impose depuis comme l'un des textes autobiographiques les plus sincères de la littérature américaine du XXe siècle.
Le texte offre un contrepoint essentiel à l'image glamour du Jazz Age que Fitzgerald a lui-même contribué à créer, révélant le prix personnel payé par l'écrivain pour avoir vécu et raconté cette époque de l'intérieur.