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ŒUVRE N° 0290 — THÉÂTRE — IRLANDE — 1912

Pygmalion

Écrite 1912, jouée 1913 · Pièce de théâtre · George Bernard Shaw
Son chef-d'œuvre comique, une fleuriste cockney transformée par un professeur de phonétique.
Pourquoi la lire — Le meilleur point d'entrée dans Shaw : le professeur de phonétique Henry Higgins parie qu'il peut transformer Eliza Doolittle, jeune fleuriste au parler cockney prononcé, en une dame de la haute société par le seul pouvoir du langage — sa pièce la plus rentable, à l'origine de la comédie musicale My Fair Lady.

Contexte d'écriture § 01

  • 1912 Shaw écrit cette pièce, jouée pour la première fois l'année suivante, à un moment où sa réputation de dramaturge est déjà solidement établie.
  • Une intention didactique Shaw explique dans sa préface vouloir dénoncer le mépris des Anglais pour leur propre langue et l'absence d'enseignement phonétique digne de ce nom.

Structure § 02

Henry Higgins, professeur de phonétique, parie avec son ami le colonel Pickering qu'il peut transformer Eliza Doolittle, jeune fleuriste au parler cockney prononcé, en une dame de la haute société en quelques mois, par le seul travail de sa diction. Contrairement aux attentes du public conditionné par les conventions de la comédie romantique, Shaw refuse délibérément le mariage final entre Higgins et Eliza, sa propre compréhension des conflits de classe rendant à ses yeux impossible une telle conclusion facile.

Réception § 03

La pièce devient l'œuvre la plus financièrement réussie de Shaw, adaptée deux fois au cinéma — la première adaptation lui valant un Oscar en 1939 — avant de devenir la comédie musicale My Fair Lady, immense succès à Broadway en 1956 puis au cinéma en 1964.

Pourquoi elle compte encore § 04

La pièce reste l'un des textes les plus populaires du répertoire théâtral anglophone, sa réflexion sur le langage comme marqueur de classe sociale demeurant d'une actualité frappante bien au-delà du seul cadre de l'Angleterre édouardienne qu'elle dépeint.