Une petite équipe de journalistes est engagée pour concevoir les numéros zéro d'un journal destiné à ne jamais réellement paraître, simple instrument de chantage entre les mains d'un magnat de la presse cherchant à s'assurer des faveurs politiques et financières. Au fil de son enquête, l'un des journalistes se retrouve mêlé à un scandale politique remontant aux années 1990, dont les ramifications éclairent d'un jour cru les mécanismes de manipulation médiatique qui ont contribué à l'ascension politique de figures comme Silvio Berlusconi.
Le roman est accueilli comme une satire mordante et lucide du journalisme contemporain italien, confirmant jusqu'à la fin de sa carrière la vigilance politique et intellectuelle qui aura caractérisé l'ensemble de l'œuvre d'Eco.
Le roman demeure une critique acérée des mécanismes de désinformation et de manipulation médiatique, sa réflexion sur la fabrication de la vérité journalistique continuant de résonner à l'ère des fausses nouvelles et de la défiance généralisée envers la presse.