Le spectacle solo réinvente les mystères médiévaux et les récits bibliques à travers une succession de monologues où Fo interprète tour à tour de multiples personnages, populaires ou sacrés, dans une langue de son invention, le grammelot, qui suggère le sens par le rythme et l'intonation plus que par les mots eux-mêmes. Fo y déploie l'ensemble de son art d'acteur-mime, récupérant les formes théâtrales des jongleurs et des jesters médiévaux populaires auprès des classes prolétaires, jouant ce spectacle non seulement dans les théâtres mais aussi dans les parcs, les prisons et les écoles.
Le spectacle s'impose comme l'une des créations les plus originales et les plus admirées de Fo, sa virtuosité solitaire et son invention linguistique contribuant significativement à sa reconnaissance internationale avant sa consécration par le prix Nobel de littérature en 1997.
Le spectacle demeure l'une des œuvres les plus originales de Fo sur le plan formel, son invention du grammelot continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la performance théâtrale solo du XXe siècle.