La pièce met en scène un personnage mystérieux, faux fou passé maître dans l'art du déguisement, qui s'introduit dans un commissariat pour démonter méthodiquement, par l'absurde et la farce, le mensonge officiel entourant la mort suspecte d'un anarchiste, transposition à peine voilée de l'affaire Pinelli qui bouleverse alors l'Italie. Fo y déploie tout l'arsenal de la farce médiévale et de la commedia dell'arte au service d'une satire politique d'une efficacité redoutable, exposant avec une drôlerie constante les contradictions du pouvoir contemporain et les mécanismes de l'État policier.
La pièce devient l'œuvre la plus jouée de Fo à travers le monde, faisant de lui l'un des dramaturges contemporains les plus représentés de son temps, vingt-sept ans avant sa consécration par le prix Nobel de littérature en 1997.
La pièce demeure l'œuvre la plus universellement jouée de Fo, sa satire des mécanismes du pouvoir et de l'État policier continuant d'être montée à travers le monde comme l'une des grandes réussites du théâtre politique du XXe siècle.