Les mémoires retracent les intrigues de cour et les affrontements politiques auxquels La Rochefoucauld a été personnellement mêlé, notamment durant la Fronde, avec une franchise et une lucidité qui n'épargnent ni ses adversaires ni, parfois, sa propre conduite. Cette même acuité d'observation, cette même capacité à démasquer les mobiles cachés derrière les discours officiels, qu'il déploiera plus tard dans ses Maximes sous une forme condensée et généralisée, s'exerce ici directement sur les événements et les personnages politiques de son temps.
Les mémoires font scandale dès leur publication par la franchise avec laquelle La Rochefoucauld y dévoile les dessous des intrigues de cour, une réception houleuse qui n'empêche pas l'ouvrage de devenir une source précieuse pour comprendre les événements politiques de la Fronde.
Les mémoires demeurent une source historique précieuse sur la Fronde et la vie politique du XVIIe siècle français, le regard d'un acteur lucide et directement impliqué continuant d'éclairer les historiens sur les coulisses du pouvoir de cette période troublée.