Une bande de cousins pittoresques originaires de Céphalonie, dont le truculent Mangeclous qui donne son titre au roman, débarque à Genève dans l'espoir de profiter de la position sociale désormais influente de leur parent Solal, devenu haut fonctionnaire de la Société des Nations. Cette galerie de personnages hauts en couleur, tour à tour naïfs, roublards et attachants, offre à Cohen l'occasion de déployer un humour débridé et une tendresse constante pour ces figures pittoresques de la diaspora juive méditerranéenne, en contraste marqué avec le ton plus grave du premier volet du cycle.
Le roman est accueilli favorablement, son changement de ton par rapport au premier volet du cycle révélant une facette comique et chaleureuse de l'écriture de Cohen, complémentaire à la gravité de Solal.
Le roman demeure une pièce essentielle du grand cycle de Solal, sa galerie de personnages truculents continuant d'être appréciée comme l'une des expressions les plus chaleureuses et les plus comiques de l'univers de Cohen, en contrepoint de la gravité tragique de Belle du Seigneur.