Le poème, composé de quinze hendécasyllabes interrompus par de nombreux enjambements, voit le poète, assis contre une haie qui dérobe à ses yeux l'horizon, imaginer par la pensée des espaces infinis et des silences surhumains au-delà de cette limite visuelle. Leopardi y déploie une méditation d'une densité philosophique rare pour concevoir l'infini, ayant besoin autour de lui d'une limite concrète, une haie, un mur, pour que son esprit puisse s'élancer vers ce qui la dépasse, la personnification de l'environnement naturel étant caractéristique de son romantisme.
Le poème est aujourd'hui très largement connu en Italie, où il compte parmi les textes les plus enseignés et les plus mémorisés de toute la littérature nationale, sa brièveté et sa densité philosophique en faisant un modèle de concision poétique.
Le poème demeure l'un des textes les plus emblématiques de la poésie italienne, sa méditation sur l'infini à partir d'une expérience concrète et limitée continuant d'être étudiée comme l'une des plus parfaites fusions de la philosophie et de l'art dans l'œuvre de Leopardi.