Le roman suit Omar, plus âgé que dans La Grande Maison, découvrant cette fois la campagne algérienne et les tensions sociales qui couvent parmi les paysans exploités par le système colonial. Dib y déploie une chronique sociale et politique de plus en plus explicite, l'engagement contre l'ordre établi qui caractérisait déjà La Grande Maison se faisant plus pressant encore à mesure que le récit avance vers l'embrasement annoncé par son titre.
Le roman confirme la réputation naissante de Dib après La Grande Maison, sa dimension prémonitoire acquérant rétrospectivement une résonance particulière une fois la guerre d'indépendance algérienne effectivement déclenchée.
Le roman demeure le deuxième volet essentiel de la trilogie Algérie, sa dimension prémonitoire continuant d'être étudiée comme l'un des témoignages littéraires les plus troublants sur la veille de la guerre d'indépendance algérienne.