Le roman suit Omar, désormais jeune homme, entrant dans le monde du travail au sein d'un atelier de tisserand, la trame narrative suivant la découverte progressive des injustices du monde par cet enfant devenu adulte, de la ville à la campagne puis au travail. Dib y déploie l'aboutissement de son projet de restitution de la parole confisquée à l'Algérien colonisé, l'atelier de tisserand devenant le lieu symbolique où se nouent les fils de l'exploitation économique et de la prise de conscience politique du héros.
Le roman achève la trilogie Algérie au moment même où la guerre d'indépendance fait rage, consolidant la réputation de Dib comme l'une des voix majeures de la littérature algérienne francophone engagée contre le système colonial.
Le roman demeure l'aboutissement de la trilogie fondatrice de Dib, son parcours complet d'Omar continuant d'être étudié comme l'une des grandes fresques de l'enfance et de la prise de conscience politique dans la littérature algérienne du XXe siècle.