Le roman suit, dans un immeuble de pauvres de Tlemcen surnommé Dar Sbitar, le jeune Omar découvrant à travers ses yeux d'enfant la réalité de la vie quotidienne des habitants, chronique douce et très amère qui est, par extrapolation, celle de la grande majorité des Algériens sous la colonisation. Dib y déploie une écriture réaliste et sociale, chronique de la vie quotidienne du peuple de Tlemcen restituant à l'Algérien colonisé la parole qui lui avait été confisquée, dans une dénonciation dramatique de l'ordre établi.
Le roman reçoit le Prix Fénéon en 1953, marquant l'émergence d'un nouveau talent salué par la presse française métropolitaine, malgré l'accueil glacial que lui réserve la presse coloniale, ouvrant la voie à une trilogie qui deviendra fondatrice pour la littérature algérienne.
Le roman demeure le texte fondateur de la trilogie Algérie de Dib, sa restitution de la parole confisquée à l'Algérien colonisé continuant d'être étudiée comme l'un des grands textes fondateurs de la littérature algérienne de langue française.