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ŒUVRE N° 1090 — ROMAN — ALGÉRIE — 1952

La Grande Maison

1952 · Roman, premier volet de la trilogie Algérie · Mohammed Dib
Le meilleur point d'entrée : le premier volet de sa trilogie fondatrice.
Pourquoi le lire — Le meilleur point d'entrée dans Dib : dans un immeuble de pauvres de Tlemcen surnommé Dar Sbitar, le jeune Omar découvre à travers ses yeux d'enfant la réalité de la vie quotidienne des habitants, chronique douce et très amère qui est, par extrapolation, celle de la grande majorité des Algériens sous la colonisation.

Contexte d'écriture § 01

  • 1952 Dib publie ce roman aux Éditions du Seuil, premier volet de sa trilogie Algérie, l'ouvrage recevant le Prix Fénéon en 1953, la presse coloniale lui réservant un accueil glacial tandis que la presse française métropolitaine salue l'émergence d'un talent nouveau.
  • Un projet de conscience Dib a le projet de donner à voir la réalité du colonisé pour favoriser la prise de conscience, contestant le roman colonial et introduisant pour la première fois l'Algérien sur la scène romanesque, jusque-là exclu.

Structure § 02

Le roman suit, dans un immeuble de pauvres de Tlemcen surnommé Dar Sbitar, le jeune Omar découvrant à travers ses yeux d'enfant la réalité de la vie quotidienne des habitants, chronique douce et très amère qui est, par extrapolation, celle de la grande majorité des Algériens sous la colonisation. Dib y déploie une écriture réaliste et sociale, chronique de la vie quotidienne du peuple de Tlemcen restituant à l'Algérien colonisé la parole qui lui avait été confisquée, dans une dénonciation dramatique de l'ordre établi.

Réception § 03

Le roman reçoit le Prix Fénéon en 1953, marquant l'émergence d'un nouveau talent salué par la presse française métropolitaine, malgré l'accueil glacial que lui réserve la presse coloniale, ouvrant la voie à une trilogie qui deviendra fondatrice pour la littérature algérienne.

Pourquoi il compte encore § 04

Le roman demeure le texte fondateur de la trilogie Algérie de Dib, sa restitution de la parole confisquée à l'Algérien colonisé continuant d'être étudiée comme l'un des grands textes fondateurs de la littérature algérienne de langue française.