Le roman alterne les points de vue de Nick Dunne, propriétaire de bar soupçonné par la police et l'opinion publique d'avoir assassiné sa femme disparue le jour de leur anniversaire de mariage, et d'Amy Dunne elle-même, à travers des extraits de son journal intime qui révèlent progressivement une vérité bien plus complexe et retorse que la simple disparition initiale. Cette construction en miroir, qui multiplie les retournements de situation et interroge frontalement la fiabilité même de ses deux narrateurs, dissèque avec une férocité rare les mensonges quotidiens et les trahisons silencieuses qui peuvent se dissimuler derrière l'apparence d'un couple parfait.
Le roman devient un best-seller massif du New York Times, salué par la critique pour sa maîtrise du narrateur peu fiable et de ses retournements de situation, tout en suscitant des critiques accusant Flynn de misogynie pour la noirceur de ses personnages féminins, avant une adaptation cinématographique en 2014 par David Fincher dont Flynn écrit elle-même le scénario.
Les Apparences demeure l'un des thrillers psychologiques les plus influents du XXIe siècle, sa technique de narration peu fiable continuant d'inspirer durablement tout un pan du genre contemporain qui explore l'ambiguïté morale des couples en crise.