IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Le Tiers Livre
ŒUVRE N° 0176 — ROMAN — FRANCE — 1546

Le Tiers Livre

1546 · Roman · François Rabelais
Panurge se demande s'il doit se marier, prétexte à une vaste exploration comique du doute et de la connaissance.
Pourquoi le lire — Panurge, compagnon rusé de Pantagruel, hésite à se marier de peur d'être cocufié — une question en apparence anodine qui devient, sous la plume de Rabelais, le prétexte à une exploration virtuose de tous les moyens possibles, sérieux ou absurdes, de connaître l'avenir et de prendre une décision.

Contexte d'écriture § 01

  • 1546 Rabelais publie ce troisième livre douze ans après Gargantua, dans un contexte religieux de plus en plus tendu entre catholiques et protestants.
  • Un livre signé Contrairement aux deux premiers, publiés sous pseudonyme, ce livre paraît sous le vrai nom de Rabelais, signe d'une position sociale désormais plus assurée.

Structure § 02

Panurge, hanté par la peur d'être un jour trompé par une épouse, consulte tour à tour un grand nombre de figures d'autorité — devins, théologiens, médecins, philosophes, fous — pour savoir s'il doit se marier, sans jamais obtenir de réponse claire ni satisfaisante. Cette quête sans fin devient le prétexte à une vaste exploration comique et érudite de toutes les formes de savoir et de croyance de son époque, sans que Rabelais ne tranche jamais définitivement en faveur de l'une d'elles.

Réception § 03

Le livre est considéré comme l'un des plus riches intellectuellement de la geste rabelaisienne, sa structure en quête sans fin permettant à Rabelais de déployer toute l'étendue de son érudition tout en préservant l'esprit comique de l'ensemble.

Pourquoi il compte encore § 04

La question de Panurge, en apparence triviale, permet à Rabelais de mettre en scène avec ironie l'incapacité de la connaissance humaine, quelle que soit sa forme, à répondre avec certitude aux questions les plus simples de l'existence — une préoccupation qui rejoint, dans un registre plus comique, le scepticisme que développera bientôt Montaigne dans ses Essais.