Le roman dresse le portrait, empreint d'une sensibilité remarquable, de l'existence solitaire d'une femme australienne célibataire, dont l'expérience personnelle s'étend bien au-delà de son pays natal, jusqu'en Europe et en Amérique, dans une exploration de l'isolement et de la quête de sens caractéristique de l'ensemble de l'œuvre de White. White y déploie une profondeur psychologique déjà remarquable, préfigurant la densité mythique et symbolique qui caractérisera ses grandes œuvres de la maturité, tout en installant les grands thèmes de l'exil intérieur et de la marginalité qui traverseront l'ensemble de sa carrière.
Le roman est explicitement cité par le comité du Nobel comme la première œuvre véritablement magistrale de White, marquant le début de sa reconnaissance grandissante comme l'une des grandes voix de la littérature de langue anglaise du XXe siècle.
Le roman demeure une œuvre fondatrice pour comprendre l'évolution artistique de White, son portrait psychologique d'une femme isolée continuant d'être étudié comme le point de départ de la maturité littéraire qui culminera avec Voss et L'Arbre de vie.