IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Le Jeu de l'amour et du hasard
ŒUVRE N° 1278 — THÉÂTRE — FRANCE — 1730

Le Jeu de l'amour et du hasard

1730 · Comédie · Marivaux
Le meilleur point d'entrée : sa comédie la plus célèbre, sur le déguisement amoureux entre maîtres et valets.
Pourquoi le lire — Créée en 1730 par la troupe du Théâtre-Italien, cette comédie en trois actes raconte comment Silvia et Dorante, destinés l'un à l'autre sans encore se connaître, échangent leurs rôles avec leurs propres serviteurs pour s'observer plus librement, une comédie sur la comédie à la fois légère et cruelle.

Contexte d'écriture § 01

  • 1730 Marivaux crée cette pièce le 23 janvier à Paris, alors qu'il a déjà écrit et fait représenter une dizaine de comédies, la troupe du Théâtre-Italien dirigée par Luigi Riccoboni, dit Lélio, en assurant la création.
  • Le style italien Marivaux, qui devient l'auteur attitré de la troupe italienne après avoir apprécié le jeu de ses comédiens, écrit spécialement pour l'actrice Silvia Balletti, sa prima amorosa idéale, dont le rôle-titre porte d'ailleurs le prénom.

Structure § 02

Silvia, destinée à épouser Dorante qu'elle ne connaît pas encore, obtient de son père la permission d'échanger son identité avec celle de sa servante afin d'observer son prétendant sans être reconnue ; de son côté, Dorante, animé de la même idée, échange également son rôle avec son valet. Cette double substitution donne naissance à un jeu de masques où chacun s'éprend, sans le savoir, de la personne qu'il croit être d'un rang social différent du sien, la pièce construisant son intrigue autour des motifs rivaux de la naissance et du mérite, de l'apparence et de l'authenticité.

Réception § 03

La comédie s'impose rapidement comme l'œuvre la plus célèbre de Marivaux, devenant l'une des pièces les plus régulièrement reprises du répertoire théâtral français, une reconnaissance qui n'a cessé de croître depuis sa création jusqu'à nos jours.

Pourquoi elle compte encore § 04

La comédie demeure l'exemple le plus accompli du marivaudage, son jeu subtil sur l'identité et le sentiment amoureux continuant d'être étudié et représenté comme l'un des sommets de la comédie française du XVIIIe siècle.