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ŒUVRE N° 1655 — ROMAN — ITALIE — 1996

Le Chien de faïence

1996 · Roman · Andrea Camilleri
Deuxième enquête de Montalbano : une grotte, un cadavre et un chien de terre cuite.
Pourquoi le lire — Un trafic d'armes, un chef mafieux qui veut se rendre, et une grotte où repose, depuis la guerre, un secret gardé par un chien de terre cuite. Deuxième enquête de Montalbano, ce roman fait glisser le policier ironique vers une enquête plus grave, qui touche à la mémoire de la Sicile. Un roman plus dense que La Forme de l'eau, avec un mélange de comédie et de sombre histoire.

Contexte d'écriture § 01

  • 1994 Camilleri lance la série Montalbano avec La Forme de l'eau.
  • 18 avril 1996 Il cane di terracotta paraît chez Sellerio.
  • 2000 La RAI adapte le roman ; l'épisode est diffusé le 9 mai 2000.
  • 2002 Première traduction anglaise, par Stephen Sartarelli.

Structure § 02

L'intrigue se déroule en deux mouvements. Le premier suit les rapports troubles de Montalbano avec le chef mafieux Tano il Greco, qui organise sa propre arrestation ; le second, sur les traces d'un trafic d'armes, conduit le commissaire à une grotte où deux jeunes amants, tués durant la Seconde Guerre mondiale, reposent près d'un chien de céramique. Camilleri y mêle la chronique d'une Sicile moderne et un mystère plus ancien, inspiré, dans l'explication, de la légende des Sept Dormants. La tonalité alterne entre l'humour des scènes de commissariat et la gravité de l'enquête sur le passé, soutenue par des personnages secondaires nombreux.

Réception § 03

Publié en 1996, le roman s'inscrit dans les années où la série s'impose en Italie. Il est traduit en anglais en 2002 par Stephen Sartarelli et en français chez Fayard, et la RAI l'adapte en 2000, avec Luca Zingaretti. Il unit une enquête policière à une réflexion sur la mémoire et sur la guerre.

Pourquoi il compte encore § 04

Le Chien de faïence montre que le polar peut aller de la mafia à la mémoire d'une société, sans cesser d'être drôle. Il approfondit le personnage de Montalbano et donne à la série sa dimension historique. Pour qui a lu La Forme de l'eau, c'est la suite naturelle ; pour qui commence par lui, c'est un roman qui se lit seul.