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ŒUVRE N° 0674 — ROMAN — AUSTRALIE — 1961

Le Char des cavaliers

1961 · Roman · Patrick White
Son second grand roman couronné par le prix Miles Franklin.
Pourquoi le lire — Quatre marginaux visionnaires, dont un réfugié juif rescapé de la Shoah, se trouvent réunis par une même vision mystique dans une petite ville australienne conformiste et hostile à toute différence, dans un roman d'une intensité spirituelle rare.

Contexte d'écriture § 01

  • 1961 White publie ce roman quatre ans après Voss, poursuivant son exploration des figures visionnaires confrontées à une société matérialiste et conformiste.
  • Une scène controversée Le roman contient une scène où Himmelfarb, réfugié juif, subit un simulacre de crucifixion de la part de collègues ivres, épisode qui indigne autant les hommes du peuple que les bourgeois cultivés lors de sa publication.

Structure § 02

Le roman réunit quatre personnages marginaux et visionnaires, dont Himmelfarb, réfugié juif rescapé de la Shoah, tous unis par une même expérience mystique dans une petite ville australienne conformiste qui rejette avec violence toute forme de différence ou de singularité spirituelle. White y déploie une intensité spirituelle et symbolique remarquable, explorant à travers le rejet et la persécution subis par ses personnages la cruauté latente d'une société matérialiste incapable de tolérer la vision et l'altérité, dans l'une de ses œuvres les plus radicales sur le plan thématique.

Réception § 03

Le roman vaut à White un second prix Miles Franklin, tout en suscitant une indignation considérable pour sa scène de simulacre de crucifixion, qui choque aussi bien les milieux populaires que les cercles cultivés australiens de son temps.

Pourquoi il compte encore § 04

Le roman demeure l'une des œuvres les plus audacieuses de White sur le plan thématique et spirituel, sa dénonciation de l'intolérance sociale continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de sa réflexion sur la marginalité et la vision mystique.