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ŒUVRE N° 0085 — ROMAN — FRANCE — 1923 (POSTHUME)

La Prisonnière

Posthume, 1923 · Roman (5e tome de la Recherche) · Marcel Proust
La jalousie du narrateur envers Albertine, qu'il tient recluse chez lui.
Pourquoi le lire — L'un des tomes publiés après la mort de Proust, et l'un des plus intenses sur le plan psychologique : le narrateur, dévoré par la jalousie, tient Albertine recluse dans son appartement parisien, dans une tentative désespérée de la posséder entièrement.

Contexte d'écriture § 01

  • La rédaction Proust travaille à ce tome durant ses dernières années, sans avoir le temps de le relire et de le corriger avant sa mort en 1922.
  • L'édition posthume Le texte est établi après sa mort par son frère Robert Proust, également médecin, avec le concours de l'éditeur Jacques Rivière chez Gallimard, à partir des manuscrits et cahiers laissés par l'écrivain.
  • Publication Paru en 1923, un an après la mort de Proust.

Structure § 02

Le narrateur héberge Albertine dans son appartement parisien, cherchant à contrôler chacun de ses gestes par une jalousie maladive qui l'empêche pourtant d'atteindre la certitude qu'il recherche. Le tome pousse à son paroxysme la réflexion proustienne sur l'impossibilité de véritablement connaître et posséder un autre être, quelle que soit la surveillance qu'on exerce sur lui.

Réception § 03

Bien que publié sans la relecture finale de son auteur, le tome est considéré comme l'une des explorations les plus poussées de la psychologie de la jalousie dans toute la littérature française, prolongeant avec une intensité accrue les thèmes déjà présents dans « Un amour de Swann ».

Pourquoi il compte encore § 04

Le tome montre jusqu'où Proust pousse sa réflexion sur l'amour comme projection plutôt que comme véritable connaissance de l'autre — la captivité d'Albertine n'apaise jamais la jalousie du narrateur, elle ne fait que déplacer son objet.