Après des années d'absence de la vie parisienne, le narrateur assiste à une réception mondaine où le temps a profondément transformé tous ceux qu'il a connus. C'est à cette occasion qu'il vit une nouvelle série d'expériences de mémoire involontaire, semblables à celle de la madeleine, qui lui révèlent enfin le sens de sa vie entière : transformer, par l'écriture, le temps perdu en œuvre d'art durable. Le tome se referme ainsi sur la naissance même du projet littéraire que le lecteur vient de terminer de lire.
Le tome est considéré comme l'aboutissement philosophique de toute la Recherche, celui qui donne sa pleine signification rétrospective à l'ensemble du cycle — de nombreux lecteurs et critiques estiment qu'il faut avoir lu Le Temps retrouvé pour comprendre pleinement l'architecture de l'œuvre entière.
Le tome répond à la question posée implicitement depuis la première page de Du côté de chez Swann : pourquoi raconter tout cela ? La réponse — transformer le temps vécu en œuvre durable par l'art — fait de la Recherche une réflexion autant qu'un récit, et referme la boucle d'une manière que peu d'œuvres de cette ampleur ont réussi à égaler.