Le poème déploie, à travers une succession d'images éclatantes et sensorielles, le souvenir des étés d'enfance passés à la ferme de Fern Hill, temps suspendu où le jeune garçon se croyait maître absolu d'un monde édénique, joyeux et sans limites. Mais les derniers vers du poème font basculer cette célébration lyrique vers la conscience amère que ce temps de grâce était déjà, sans que l'enfant ne le sache, compté et voué à s'achever, le poème se refermant sur l'image du temps qui tient l'enfance captive alors même qu'elle croit chanter en toute liberté.
Le poème s'impose rapidement comme l'un des textes les plus admirés de Thomas, sa richesse d'images et sa musicalité continuant d'être saluées comme un sommet de la poésie lyrique anglaise du XXe siècle.
Le poème demeure l'une des évocations les plus abouties de l'enfance perdue dans la poésie de langue anglaise, sa tension entre émerveillement sensoriel et conscience du temps continuant de toucher des générations de lecteurs bien après sa publication.