IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Cours, Mélos !
ŒUVRE N° 1984 — NOUVELLE — JAPON — 1940

Cours, Mélos !

1940 · Nouvelle · Osamu Dazai
Mélos, condamné à mort, a trois jours pour revenir tenir sa promesse envers son ami laissé en otage.
Pourquoi le lire — Mélos, jeune berger, pénètre dans le palais du tyran Denys, qui fait exécuter ceux qu'il soupçonne. Condamné à mort pour avoir voulu le tuer, il obtient un délai de trois jours, le temps de marier sa sœur, en laissant son ami Selinuntius en otage. Le récit est celui de sa course pour revenir à temps, malgré les obstacles. Dazai reprend une ballade de Schiller et la légende grecque de Damon et Pythias, pour en faire une nouvelle brève sur l'amitié et la confiance.

Contexte d'écriture § 01

  • Antiquité La légende de Damon et Pythias est transmise par des auteurs antiques, dont Hygin.
  • 1798 Schiller en fait la ballade Die Bürgschaft (« Le Cautionnement »), dont Dazai tire son récit.
  • 1940 Publication de Hashire Merosu (Cours, Mélos !) au Japon.
  • 1956 La nouvelle entre dans les manuels scolaires japonais, où elle reste très lue.

Structure § 02

Courte, la nouvelle se déroule en trois jours. Mélos, berger simple, apprend que le roi Denys fait exécuter ceux qu'il soupçonne ; il tente de le tuer, est capturé et condamné. Il demande trois jours pour marier sa sœur et propose son ami Selinuntius comme garantie. La suite est une course à travers obstacles : crue d'une rivière, bandits, fatigue, découragement, au point que Mélos cède un instant au doute. La narration est linéaire, rythmée par la course, avec des moments de tension et de découragement avant l'issue. La forme est celle d'un conte moral, très resserré.

Réception § 03

Cours, Mélos ! est devenu un classique de la lecture scolaire au Japon, introduit dans les manuels en 1956 et lu surtout par des élèves de 13 à 15 ans. Longtemps valorisé pour sa valeur morale, il a été relu depuis les années 1970 pour ses qualités littéraires. Il a inspiré des adaptations, notamment en animation, des œuvres musicales et de nombreuses références dans la culture populaire japonaise.

Pourquoi il compte encore § 04

Dans l'œuvre de Dazai, Cours, Mélos ! occupe une place à part : un récit lumineux, une confiance affirmée en l'autre, à l'opposé de la honte et de la déchéance de ses grands romans. Il rappelle que Dazai savait aussi écrire la loyauté. Pour le lecteur étranger, c'est une porte d'entrée courte et accessible vers son univers.