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FICHE N° 0408 — LITT. FRANÇAISE — PHILOSOPHIE-FICTION — XXe-XXIe S.

Bernard Werber

Né en 1961 · France · Langue française
L'inventeur de la « philosophie-fiction » — créateur de la trilogie des Fourmis, trente millions d'exemplaires vendus dans trente-sept pays, auteur-culte en Russie et en Corée du Sud.
Pourquoi le lire — Après des études de droit et de criminologie à Toulouse puis l'École supérieure de journalisme de Paris, Bernard Werber devient journaliste scientifique au Nouvel Observateur pendant une dizaine d'années, période durant laquelle il mène en 1983 un reportage en Côte d'Ivoire sur les redoutables fourmis magnans. Cette enquête nourrit directement l'écriture des Fourmis, roman commencé à seize ans, réécrit dix-huit fois sur douze années avant sa publication en 1991, qui devient un succès immédiat en France et dans le monde, notamment en Russie et en Corée du Sud où il reste un véritable auteur-culte. Propose dès ce premier texte un nouveau genre littéraire qu'il nomme lui-même « philosophie-fiction », mêlant science-fiction, philosophie et vulgarisation scientifique, pour une œuvre aujourd'hui traduite en trente-cinq langues et vendue à trente millions d'exemplaires.

Biographie § 01 — le parcours

  • Origines Naît le 18 septembre 1961 à Toulouse, et publie dès l'âge de quatorze ans sa première nouvelle dans un fanzine.
  • La formation Suit des études de droit et de criminologie à Toulouse, puis intègre l'École supérieure de journalisme de Paris.
  • 1983 — le reportage fondateur Reçoit du Prix de la Fondation News du meilleur jeune reporter une bourse pour un reportage au Centre Écotrope de Lamto, en Côte d'Ivoire, consacré aux redoutables fourmis magnans, expérience qui nourrit directement son premier roman.
  • Le journalisme scientifique Travaille comme journaliste scientifique pendant une dizaine d'années, notamment pour Eurêka et le Nouvel Observateur, de 1983 à 1990.
  • L'écriture des Fourmis Débute l'écriture de son premier roman à seize ans, s'astreignant à une discipline de quatre heures et demie d'écriture chaque matin, réécrivant le texte dix-huit fois sur douze années, pour près d'une centaine de versions au total.
  • 1990 — la rencontre décisive Rencontre l'éditeur Albin Michel, qui l'invite à retravailler le manuscrit des Fourmis en vue de sa publication.
  • 1991 — Les Fourmis Publie ce premier roman, qui connaît dès sa sortie un succès immédiat en France et dans le monde, notamment en Corée du Sud et en Russie, couronné du prix des lecteurs de Sciences et Avenir.
  • 1992 — Le Jour des fourmis Publie ce second tome de la trilogie, traduit en vingt-deux langues, qui lui vaut le Grand Prix des lectrices de Elle.
  • 1996 — La Révolution des fourmis Publie ce troisième et dernier tome de la trilogie, qui rencontre les faveurs du public et conclut la saga des « intra-terrestres ».
  • La reconnaissance durable Devient l'un des romanciers français les plus lus, avec plus de trente millions d'exemplaires vendus dans trente-sept pays, traduit en trente-cinq langues.

Œuvres essentielles § 02 — par où commencer

Les Fourmis (1991) — Le meilleur point d'entrée : son premier roman, douze ans d'écriture pour un succès mondial immédiat.
Le Jour des fourmis (1992) — Le deuxième tome, Grand Prix des lectrices de Elle.
La Révolution des fourmis (1996) — La conclusion de la trilogie, plébiscitée par le public.

Apport § 03 — ce qu'il a changé

Werber invente, dès son premier roman, un genre littéraire qu'il baptise lui-même « philosophie-fiction », qui mêle vulgarisation scientifique héritée de sa formation de journaliste, science-fiction et interrogation philosophique sur la place de l'homme dans l'univers, portée notamment par des regards exotiques et non humains, fourmis, dauphins, rats, arbres ou divinités antiques. Sa trilogie des Fourmis, qui propose une description minutieuse et documentée des mœurs des colonies d'insectes au point d'être mise au programme de certaines classes de biologie, démontre la capacité rare de la fiction populaire à transmettre un savoir scientifique rigoureux sans jamais sacrifier le plaisir romanesque. Auteur-culte en Russie et en Corée du Sud, traduit en trente-cinq langues pour plus de trente millions d'exemplaires vendus, il s'impose comme l'une des voix françaises les plus singulières et les plus durablement lues à l'international.

Style § 04 — à quoi s'attendre

Une écriture documentée et volontiers pédagogique, qui alterne chapitres narratifs et courts passages encyclopédiques sur le sujet exploré, construisant une immersion rigoureuse dans des univers non humains tout en maintenant une intrigue d'aventure prenante. Les Fourmis, construit sur l'architecture symbolique de la cathédrale d'Amiens, plonge le lecteur dans la cité souterraine de Bel-o-kan à travers le regard d'une exploratrice fourmi, tandis que Le Jour des fourmis approfondit cet univers des « intra-terrestres » dans une tonalité plus hallucinante et terrible encore. Pour un premier contact, Les Fourmis offre l'entrée la plus emblématique et la plus universellement lue de son œuvre ; Le Jour des fourmis permet de prolonger l'immersion dans cette grande saga entomologique.