La chanson emprunte la figure du vieux sage, garant de la sagesse populaire kabyle, pour délivrer une série de réflexions sur l'existence, le temps, la condition humaine, dans une langue dense qui, selon les mots mêmes de la critique, « demande une lecture et une interprétation profondes ». Cette forme, plus proche du poème méditatif que de la chanson légère, illustre le tournant pris par Aït Menguellet vers une écriture exigeante et philosophique.
La chanson est saluée comme l'une des œuvres les plus abouties de la maturité du poète, consolidant sa réputation de « philosophe » de la chanson kabyle, un titre que lui accordent nombre de ses admirateurs pour la profondeur de sa pensée.
Yenna-d umɣar demeure l'une des références de la chanson kabyle philosophique, illustrant la capacité d'Aït Menguellet à faire de la tradition orale un vecteur de méditation universelle sur la condition humaine.