Le roman est découpé en dix-sept chapitres, dont chacun s'ouvre sur une publicité pour l'Ubik, qui change de forme (bière, sauce, crème, spray) au fil du récit. L'action se déroule dans un monde où les morts, plongés en « semi-vie », peuvent encore communiquer avec les vivants pendant quelque temps. Après l'attentat, Joe Chip et son équipe, dont la jeune Pat Conley, qui peut modifier le passé, voient leur réalité se dégrader. L'intrigue est volontairement déroutante ; chaque chapitre déplace un peu les certitudes du lecteur, jusqu'à une conclusion qui retourne le sens de tout ce qui précède.
Ubik rencontre un accueil favorable chez les lecteurs de science-fiction et s'est imposé peu à peu comme l'un des sommets de l'œuvre de Dick. Il est parmi ses romans les plus étudiés et les plus cités, notamment pour son humour et son usage de la publicité. Le magazine Time l'a inclus en 2005 dans sa liste des cent meilleurs romans de langue anglaise depuis 1923. Plusieurs projets d'adaptation au cinéma ont été annoncés sans aboutir.
Ubik reste lu parce qu'il met en scène, sous la forme d'une enquête loufoque, une angoisse très moderne : celle d'un monde que l'on ne peut plus distinguer d'une simulation, et où la consommation se prend pour une religion. Dick y mêle les produits de consommation et la métaphysique avec une ironie qui n'a pas vieilli. C'est un roman qui récompense la relecture, et l'un de ceux qui expliquent le mieux pourquoi son auteur est devenu une référence.