Le recueil rassemble une sélection de trente psaumes bibliques traduits en vers français, offrant pour la première fois à un large public un accès direct aux textes sacrés dans la langue vulgaire plutôt qu'en latin, une entreprise directement liée aux préoccupations de la Réforme naissante sur l'accès du peuple aux Écritures. Cette traduction poétique, par sa qualité littéraire autant que par sa portée religieuse, deviendra plus tard un texte de référence pour le culte protestant, ses psaumes étant mis en musique et chantés dans les temples réformés bien après la mort de Marot.
La traduction provoque une hostilité immédiate de la part des autorités religieuses catholiques, sa parution ravivant les soupçons d'hérésie qui pèsent sur Marot depuis des années et le contraignant à quitter la France pour un exil dont il ne reviendra plus, jusqu'à sa mort à Turin en 1544.
La traduction demeure un texte fondateur pour la liturgie protestante francophone, ses psaumes continuant d'être chantés dans certaines traditions réformées des siècles après leur composition, un héritage rare pour une œuvre littéraire de la Renaissance française.