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ŒUVRE N° 1248 — SATIRE — FRANCE — 1534

L'Enfer

1534 · Poème satirique · Clément Marot
Sa satire violente contre la prison et l'injustice.
Pourquoi le lire — Écrit après l'un de ses emprisonnements pour soupçon d'hérésie, ce poème satirique dénonce avec une violence rare pour son époque les conditions carcérales et l'arbitraire de la justice, publié à Anvers sans le consentement de son auteur.

Contexte d'écriture § 01

  • v. 1526 Marot compose ce poème après avoir été emprisonné, notamment accusé d'avoir mangé du lard pendant le Carême, un délit qui signale une sympathie avec les idées protestantes naissantes.
  • 1534 — une publication non autorisée Le poème ne paraît qu'en 1534, publié à Anvers sans le consentement de Marot lui-même, au moment même où l'affaire des Placards rend la Sorbonne de plus en plus menaçante à son égard.

Structure § 02

Le poème dénonce avec une violence inhabituelle pour Marot les conditions de détention qu'il a lui-même connues, transformant l'expérience personnelle de l'emprisonnement en un réquisitoire contre l'arbitraire de la justice et l'injustice des accusations religieuses portées contre lui. Ce texte tranche nettement avec le ton léger et badin qui caractérise habituellement sa poésie de cour, révélant une facette plus sombre et plus engagée de son œuvre, directement liée aux persécutions religieuses qu'il subit tout au long de sa carrière.

Réception § 03

Le poème, publié sans l'accord de son auteur au moment le plus périlleux de sa carrière, contribue à accentuer les soupçons qui pèsent sur Marot au moment de l'affaire des Placards, renforçant sa réputation sulfureuse auprès des autorités religieuses de son temps.

Pourquoi il compte encore § 04

Le poème demeure un témoignage rare sur l'expérience carcérale et la persécution religieuse à la Renaissance française, sa tonalité satirique et engagée continuant d'offrir un contrepoint essentiel à l'image plus légère et courtisane que l'on retient souvent de Marot.