Le traité propose une classification systématique de toutes les équations cubiques alors connues, selon le nombre et la nature de leurs termes, et fournit pour chaque catégorie une méthode de résolution géométrique fondée sur l'intersection de sections coniques, faute de disposer encore de la notation algébrique moderne qui permettra plus tard une résolution purement algébrique.
Le traité s'impose comme une référence majeure des mathématiques du monde islamique médiéval, ses méthodes géométriques restant sans équivalent en Europe jusqu'à la redécouverte, des siècles plus tard, de solutions algébriques comparables par les mathématiciens de la Renaissance italienne.
Ce traité rappelle que la figure du poète mélancolique popularisée par les Roubaïyat ne représente qu'une facette d'un esprit dont la contribution scientifique fut, en son temps, tout aussi considérable, sinon davantage reconnue.