Le roman retrace, en deux parties séparées par près de trois décennies d'écriture, la collectivisation forcée des terres agricoles dans la région du Don et la guerre menée contre les koulaks, ces paysans considérés comme trop prospères par le régime soviétique. Cholokhov y déploie le même souci du destin individuel pris dans les grandes transformations historiques qui caractérise Le Don paisible, tout en adoptant cette fois une perspective plus explicitement favorable à la politique agricole du régime, ce qui vaut au roman le prix Lénine.
Le roman vaut à Cholokhov le prix Lénine, confirmant sa position d'écrivain officiellement reconnu par le régime soviétique, tout en contribuant, aux côtés du Don paisible, à sa consécration ultérieure par le prix Nobel de littérature en 1965.
Le roman demeure une œuvre importante pour comprendre le cycle littéraire de Cholokhov consacré à la région du Don, sa dépiction de la collectivisation continuant d'être étudiée comme un témoignage littéraire de cette période historique controversée.