Le roman suit un vieil homme, Tuahir, et un garçon convalescent, Muidinga, fuyant un camp de réfugiés, se réfugiant dans la carcasse calcinée d'un bus le long d'une route abandonnée jonchée de cadavres, découvrant près d'un corps les carnets d'un homme nommé Kindzu, dont le récit s'entrelace avec leur propre voyage. Couto y déploie une fusion poétique et inventive de la tradition narrative orale avec des formes littéraires modernes, les frontières entre rêve et réalité, passé et présent, s'estompant à mesure que les personnages traversent le pays déchiré.
Le roman est désigné par un jury international du Salon international du livre du Zimbabwe comme l'un des douze meilleurs livres africains du XXe siècle, événement majeur pour la prose littéraire mozambicaine qui installe durablement la réputation internationale de Couto.
Le roman demeure l'œuvre fondatrice de Couto, sa fusion de tradition orale et de fiction historique continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites de la littérature africaine lusophone du XXe siècle.