La chanson s'adresse directement au pays natal comme à un être aimé dont on est séparé, égrenant les paysages, les souvenirs et la douleur de l'absence dans une langue d'une grande retenue, sans jamais céder au pathos facile. Cette pudeur dans l'expression du manque, caractéristique du style d'Azem, rend d'autant plus poignante l'évocation d'une plaie que le temps ne referme jamais tout à fait.
Cette chanson, comme l'ensemble de son répertoire consacré à l'exil, touche profondément la communauté kabyle de la diaspora, qui y reconnaît sa propre expérience de la séparation, faisant d'Azem le poète de l'exil par excellence pour toute une génération.
A tamurt-iw demeure l'une des expressions les plus abouties de la nostalgie de l'exil dans la chanson kabyle, une œuvre qui continue de résonner auprès de tous ceux qui vivent loin de leur terre natale, bien au-delà du seul contexte kabyle.