Le récit relate le séjour du narrateur, largement inspiré de Melville lui-même, chez les Taïpis, tribu des îles Marquises réputée pour ses pratiques cannibales, dont il découvre la culture avec un mélange de fascination et d'inquiétude. Le texte oppose la sensualité et l'exotisme de la culture polynésienne à l'éthique répressive et rongée par la culpabilité de la société américaine d'où vient le narrateur, dressant un portrait idéalisé de ce premier contact avec un monde radicalement différent.
Le récit connaît un succès immédiat, permettant à Melville de vivre un temps de sa plume en tant qu'auteur de romans populaires, avant que ses ambitions littéraires ultérieures, notamment avec Moby-Dick, ne se heurtent à l'incompréhension critique.
Le texte offre un contrepoint précieux à Moby-Dick pour comprendre l'évolution de Melville, du jeune auteur populaire de récits d'aventures exotiques au romancier ambitieux et mal compris de son chef-d'œuvre, cinq ans plus tard à peine.