IDLIBRIS L'encyclopédie mondiale des écrivains
Accueil › Œuvres › Sonnets à Orphée
ŒUVRE N° 1109 — POÉSIE — AUTRICHE — 1922

Sonnets à Orphée

1922 · Cycle de 55 sonnets · Rainer Maria Rilke
Son cycle de cinquante-cinq sonnets sur la puissance de la poésie.
Pourquoi le lire — Cet ensemble de cinquante-cinq sonnets dédiés à la figure mythologique d'Orphée, symbole de la puissance de la poésie et de la musique, compose une méditation sur le chant, la métamorphose et la capacité de l'art à transcender la mort.

Contexte d'écriture § 01

  • 1922 Rilke compose ce cycle la même année où il achève les Élégies de Duino, dans un même élan créateur d'une intensité rare après plus d'une décennie de silence poétique.
  • Une dédicace à une jeune danseuse Le cycle est écrit en mémoire d'une jeune danseuse, Wera Ouckama Knoop, morte prématurément, dont le souvenir infuse la méditation de Rilke sur la métamorphose et la survie de la beauté au-delà de la mort.

Structure § 02

Le cycle de cinquante-cinq sonnets, dédiés à la figure mythologique d'Orphée, symbole de la puissance de la poésie et de la musique, compose une méditation sur le chant, la métamorphose et la capacité de l'art à transcender la mort. Rilke y déploie une forme classique, le sonnet, mise au service d'une pensée résolument moderne sur la fonction du poète, chaque pièce du cycle explorant une facette différente de cette même conviction que le chant orphique peut réconcilier les vivants et les morts.

Réception § 03

Le cycle est très apprécié pour sa beauté et sa profondeur, considéré comme un pendant lumineux aux Élégies de Duino, achevées la même année, les deux œuvres étant depuis systématiquement rapprochées comme les sommets jumeaux de la maturité poétique de Rilke.

Pourquoi il compte encore § 04

Le cycle demeure l'un des sommets de la poésie de Rilke, sa méditation sur le chant et la métamorphose continuant d'être étudiée comme l'une des grandes réussites formelles de la poésie de langue allemande du XXe siècle.