Le recueil, encore marqué par l'esthétique moderniste alors dominante dans la poésie espagnole et hispano-américaine, explore la solitude, le temps qui passe et la mélancolie amoureuse. Machado y déploie une langue déjà personnelle malgré l'influence de ses aînés, ses images intimistes de galeries intérieures et de jardins du souvenir annonçant déjà la veine plus profonde et plus dépouillée qu'il développera dans Champs de Castille.
Le recueil marque les débuts remarqués de Machado dans le paysage poétique espagnol, sa voix intimiste se distinguant déjà de celle de ses contemporains modernistes, préparant le terrain pour la reconnaissance plus large que lui vaudra Champs de Castille.
Le recueil demeure précieux pour comprendre les débuts poétiques de Machado, sa voix intimiste naissante continuant d'être étudiée comme la première étape d'une évolution qui le mènera vers les grands thèmes historiques et existentiels de sa maturité.