Le roman raconte comment Aubignane, un village provençal presque totalement déserté, ne compte plus qu'un seul habitant, Panturle, jusqu'à ce que l'arrivée d'une femme, Arsule, ne lui redonne le goût de vivre et de cultiver la terre, provoquant une véritable renaissance du lieu abandonné. Ce cycle de la mort et de la renaissance, du désert et du regain, incarne parfaitement la vision lyrique et épique que Giono développe dans sa première période, où la terre elle-même semble posséder une force vitale capable de renaître de ses cendres à travers l'énergie humaine qui l'habite à nouveau.
Le roman connaît un succès qui s'étend jusqu'aux États-Unis, confirmant la réputation grandissante de Giono après Colline, une reconnaissance renforcée par son adaptation au cinéma par Marcel Pagnol qui popularise durablement son univers auprès d'un public plus large.
Le roman demeure l'une des œuvres les plus emblématiques de la première période lyrique de Giono, sa célébration de la renaissance par le travail de la terre continuant d'incarner une vision optimiste et vitaliste de la nature humaine, avant les tonalités plus sombres de son œuvre d'après-guerre.