L'ouvrage reprend intégralement la matière mythologique de Prométhée et Épiméthée, publié plus de quarante ans plus tôt, pour lui donner une composition considérablement resserrée et une forme entièrement rimée, à la manière de la construction adoptée pour Le Printemps olympien. Spitteler y parachève ainsi, au terme de sa vie, le grand cycle mythologique personnel qu'il aura construit sur plus de quatre décennies, unifiant formellement ses deux grandes œuvres consacrées aux figures titanesques qui traversent toute sa production poétique.
L'ouvrage est accueilli comme le testament littéraire de Spitteler, sa publication l'année même de la mort de l'auteur conférant à cette révision ultime une dimension particulièrement symbolique dans l'histoire de sa carrière littéraire.
L'ouvrage demeure précieux pour comprendre la cohérence de l'ensemble de l'œuvre de Spitteler, sa révision tardive du texte fondateur de sa carrière offrant un éclairage rétrospectif sur la continuité de sa vision mythologique personnelle.