Le cycle rassemble une poésie d'une intensité existentielle rare, où la solidarité avec les plus démunis et l'angoisse face à la condition humaine se mêlent à une expérimentation formelle poursuivant celle entamée dans Trilce. Vallejo y déploie une écriture qui conjugue son engagement politique croissant, marqué par son adhésion aux partis communistes péruvien puis espagnol, et une méditation intime sur la souffrance, la solitude et la fraternité humaine, dans des poèmes qui comptent parmi les plus habités de toute la poésie latino-américaine.
Le cycle, publié après la mort de Vallejo, est considéré comme l'aboutissement de son évolution poétique, sa fusion de l'engagement politique et de l'introspection existentielle continuant d'être saluée comme l'une des grandes réussites de la poésie humaniste du XXe siècle.
Le cycle demeure l'un des textes les plus habités de Vallejo, sa méditation sur la fraternité humaine et la souffrance continuant d'être étudiée comme l'aboutissement de sa trajectoire poétique et politique.