L'ouvrage prend la forme de dialogues où s'affrontent les tenants des Anciens et ceux des Modernes, permettant à Perrault d'exposer méthodiquement son argumentation en faveur d'une littérature moderne qui ne soit plus fondée sur l'imitation servile de l'Antiquité mais capable de rivaliser, voire de surpasser, les modèles antiques dans tous les domaines des arts et des lettres. Cette défense argumentée des Modernes, qui fait suite à celle qu'il avait déjà esquissée pour l'opéra Alceste de Quinault contre les critiques de Racine, installe durablement Perrault comme le principal théoricien de ce camp dans la querelle.
L'ouvrage suscite une hostilité vive de la part des tenants des Anciens, Boileau en tête, mais installe durablement Perrault comme le principal théoricien et porte-parole du camp des Modernes, une position qui fait de lui l'un des acteurs centraux de cette querelle majeure du Grand Siècle.
L'ouvrage demeure une source essentielle pour comprendre les enjeux théoriques de la Querelle des Anciens et des Modernes, un débat fondateur sur la place de la tradition et de l'innovation en littérature dont l'écho traverse encore les discussions contemporaines sur le rapport au patrimoine culturel.